Méditation

 LE BAPTÊME DU CHRIST

Pourquoi fêter le baptême du Christ ?
Au terme du temps de Noël, la fête du Baptême du Seigneur vient exprimer la profonde communion entre Dieu et l’humanité. Un texte de Catherine Sesboüé, religieuse de l’Assomption. (http://croire.la-croix.com/)

Une fête liturgique moins connue que l’Épiphanie

L’antienne du chant du magnificat aux vêpres de l’Épiphanie, indique que cette fête synthétise trois événements : « Nous célébrons trois mystères en ce jour. Aujourd’hui l’étoile a conduit les mages vers la crèche ; aujourd’hui l’eau fut changée en vin aux noces de Cana ; aujourd’hui le Christ a été baptisé par Jean dans le Jourdain pour nous sauver, alléluia ». L’Épiphanie annonce donc déjà le baptême du Christ, nous faisant ainsi faire un bond de… 30 ans !.. > Lire la suite

– Autres liens :

– Vidéo « Le baptême » – Mille questions à la foi – KTO

– Méditation : L’inattendu

La lumière dansait sur  le désert proche. Sous la ramure, au bord du fleuve rapide, un homme plongeait ses compatriotes dans l’eau. l’eau qui noie et qui tue, l’eau qui donne vie. Quand ils surgissaient à nouveau sur la rive, les baptisés étaient des hommes nouveaux. Ils étaient prêts pour le Règne de Dieu. Le baptiseur, Jean, leur annonçait  l’imminence d’une catastrophe, l’arrivée fracassante de Dieu : « Déjà la cognée est à la racine des arbres… » On attendait celui qui baptiserait dans l’Esprit Saint et le « feu » ! On savait qu’il avait en main la pelle à vanner, qu’il allait nettoyer son aire, recueillir le blé et jeter la balle dans un feu qui ne s’éteindrait pas !

La société juive dominée depuis des siècles par les armées étrangères n’avait plus d’autre espoir que le surgissement vengeur de son Dieu. Toute une littérature embrasait les esprits : la fin des temps, le tri des bons et des méchants, le feu purificateur étaient proches. Jean le Baptiste annonçait avec des images fulgurantes Celui qui allait venir.

Baptême de Jésus - Andréa Pisano (entre 1330-1336)Et voici que l’Attendu de tout un peuple était là. Il avait pris son tour dans la file des hommes qui s’avançait vers les eaux de la régénération. Les yeux brûlants de l’homme du désert s’étaient posés sur lui : « C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Jésus leur dit : « Laisse-moi faire. » Quand il ressortit ruisselant, du fleuve,  » les cieux s’ouvrirent » : l’Esprit de Dieu qui planait jadis sur les eaux du monde naissant descendit, comme une colombe douce. Une voix, des cieux, disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. » Ces paroles provenaient d’un oracle attribué à Isaïe (42/1) : elles dressaient la figure du sauveur non violent qui sauve son peuple en épuisant dans son sacrifice le venin de tout mal.

Étonnant glissement : l’Attendu était inattendu. Il n’allait pas moissonner et jeter la balle au feu. Bientôt, il annoncerait sur les chemins que le Règne de Dieu est encore une graine, la plus petite de toutes les graines. À ceux qui voulaient faire le tri des hommes, il parlerait de la réconciliation de Dieu offert à tous. Aux exaltés qui voulaient massacrer les impies, il allait bientôt se présenter comme le serviteur voué au supplice. Son passage dans les eaux épaisses du Jourdain préfigurait déjà sa Pâque tragique. Mort et Résurrection. – Gérard Bessière

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